Capitaine et blogueuse

Publié le par Celine

Nous quittons le port à bord d'un zodiac pour rejoindre le Trimaran, mouillant au large de la côte des Sables d'Olonnes. Une sortie en mer m'attend... Tout à l'heure, dans ma chambre d'hôtel, j'ai vu le bâteau à travers ma fenêtre, il paraissait déjà énorme.

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A quelques mètres de lui, je le trouve déjà gigantesque : ce trimaran est un monstre où je me sens bien petite en montant à bord. L'émotion vous gagne face à si belle construction...

Mon pied escalade un des flotteurs et j'atteris directement dans le filet ! Je marche littéralement sur l'eau... Le vent est frais, le soleil est à son maximum d'éclat, la mer s'est parée de son plus joli bleu pour nous accueillir. On me présente Thomas Coville, il est ravi de rencontrer la fameuse "blog-reporter" dont on lui a tant parlé. Je vais raconter son histoire, il veut donc en savoir plus...

L'idée que j'écrive son aventure lui plait ; il écrit a ses heures mais n'est pas un auteur assidu et m'avoue ne pas tenir un blog à jour en permanence... Je l'excuse... Au milieu de l'océan, face à moi-même, lancée dans un record du monde et un véritable défi personnel, je ne penserais pas forcément à mon blog non plus ;)

Tentant de trouver l'équilibre sans tomber à l'eau, je visite ce Trimaran de fond en comble, de la proue à la poupe pour en connaître les moindres mystères. Pendant que Pierrick me filme, Thomas me parle un peu de lui, pourquoi il en est arrivé là, ce qu'il ressent... Olivier et les autres membres de l'équipage me donneront également leurs ressentis face à cette aventure et à leur passion de la voile.

Ils ont tous un passé différent mais complémentaire... Je me noie littéralement dans leurs paroles... Olivier et Alex me montreront tout ce que je dois voir sur ce navire de pirate !

C'est au fil du vent que Thierry, le capitaine boat, me proposera de prendre la barre. Si on m'avait dit un jour que je dirigerais un Trimaran de 32 mètres de long et que je le ferais virer de bord... Un plaisir presque indescriptible, une notion de puissance et d'humilité à la fois. La pression est trés grande. Un voilier est à quelques vingtaines de mètres de nous et j'ai l'impression que je vais l'écraser... La mer est pourtant bien assez grande pour nous deux...

Je regarde loin devant moi pour rentrer au port, Thomas me sourit, il réfléchi, regarde, élabore, anticipe... Tant de faicilité et de passion, il force mon admiration.

Nous ne sommes plus qu'à quelques mètres de l'embouchure du port, les gens sont déjà là, sur les bords des digues, à attendre la rentrée quotidienne du Trimaran et de Thomas, enfant adoptif du pays, tous les soirs à 17h30.

Une des meilleures journées de ma vie, je peux l'assurer... Merci à mon capitaine pour cette sortie... Je ne verrais plus jamais la mer de la même façon.

Publié dans Carnet de bord

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