Un record avant l'heure : les 24h !

Publié le par Celine

Depuis 3 jours, Thomas Coville pousse le maxi Trimaran Sodebo à son maximum... "Flashé" à 35 noeuds à l'entrée de l'océan indien hier, le skipper profite des vents anticycloniques pour faire rugir la bête à 3 coques.

Il faut d'abord rattraper le retard sur les traces de Francis Joyon, car les miles d'écart d'accumule et cette route est la meilleure occasion de foncer au travers des flots! Thomas a réparé les petits accros du bateau et teste désormais les limites de son navire.

Et ça marche !! Ce soir, à 19h15 (heure française), Thomas Coville a battu le record de la distance parcourue en 24 heures en solitaire et en multicoque avec 620,80 miles parcourus à la vitesse moyenne de 25,87 noeuds. Record détenu l'an dernier, par Thomas lui même qui bat son propre record.

Quelques minutes avant, un peu dépité, Thomas avant envoyé un message à son équipe au sol :
" Je vis au jour le jour avec cette frustration d'avoir beaucoup de retard sur Francis et pour autant de savoir que je ne peux pas donner plus que ce que j'ai donné aujourd'hui et depuis le début. Il me faudra un petit coup de pousse de madame nature sinon ce que j'aurai fait sera vain."



Les conditions sont difficiles car le vent est hargneux et le skipper encaisse chaque jour les turbulences de la mer. Mais sa confiance ne baisse pas et le mental joue énormément. Fini l'échec de l'an dernier, la fin 2008 sera marquée du record de Thomas, il le sait, il l'espère.

Un homme seul, face à la mer comme disait l'autre... Et des milliers de miles devant lui à parcourir :

" Cette lutte est inégale et je le sais mais j'ai cette hargne de croire et de vouloir livrer bataille jusqu'au dernier souffle. Lorsque je m'allonge dehors dans le froid sous la casquette, je me sens partir et mon corps s'abandonne, il est soudain lourd. Le froid pique un peu mais je relâche cette tension dans tout mon corps, je ressens alors tous les chocs, les efforts, les tensions. La vigilance est pourtant toujours là et je suis prêt à me relever et à y retourner. Ne pas lâcher, ne rien laisser passer ! L'exigence permanente d'une discipline sans état d'âme, ni limite. "


Prochaine étape : les Kerguelen

Publié dans Seul O'tour du monde

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